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12 février 2008.
Mouvement Rural de la Jeunesse ChrétienneLe projet régional du MRJCI. Le MRJC Lorraine Le MRJC Lorraine rejoint environ 280 jeunes ruraux, de 13 à 30 ans, qui se retrouvent en équipes pour mener des projets, en lien avec les acteurs de leur territoire. Une vingtaine d’équipes sont actives sur la région. Depuis plusieurs années, nous travaillons sur l’Economie Sociale et Solidaire, ce qui a permis en 2003, la réalisation d’un festival avec de nombreux acteurs. Cette dynamique a sensibilisé et formé des personnes de différents horizons (jeunes, famille, partenaires,…) En 2004, le projet du MRJC Lorraine était de contribuer au développement de l’engagement des jeunes sur les territoires ruraux. En effet, alors qu’il est dans l’air de parler de crise de l’engagement, surtout concernant les jeunes, nous souhaitions réaffirmer que nous croyions en la capacité de la jeunesse à se mobiliser sur des questions essentielles telles que l’emploi, l’environnement, le développement local… Former des jeunes à être acteurs, responsables, à agir collectivement fait partie de nos priorités ; en 2004, nous avons remis l’accent sur ces fondements. Actuellement, nos équipes locales réalisent de nombreux projets allant dans ce sens avec une démarche d’éducation populaire. Nos Ambitions politiques Nos valeurs : Nous, jeunes ruraux issus des quatre départements lorrains,…. — Nous sommes porteurs de valeurs fortes, que nous défendons et mettons en pratique : la fraternité, la solidarité, la justice sociale, l’égalité, la coopération,… — Nous nous sentons concernés par la société dans laquelle nous vivons et par le devenir de la planète. — Nous cherchons à comprendre le monde qui nous entoure, à l’analyser pour pouvoir y être acteurs avec un regard critique et constructif. — Nous croyons que les jeunes sont capables de se mobiliser, d’être sources de propositions. — Nous croyons à l’action collective face à une société individualiste, qui permet de faire changer les choses, car nous ne sommes pas les seuls à œuvrer pour ce changement. — Nous voulons apporter notre pierre à la construction d’une société où le développement de l’Homme passe avant l’économie, où sa dignité soit respectée. Par quoi cela se traduit / notre démarche : Nous formons des citoyens qui s’engagent. Des jeunes agissent en équipes sur leurs lieux de vie sur des questions d’emploi, d’école, d’agriculture. Ils montent des projets avec des partenaires pour faire évoluer des situations. Ces actions locales sont menées avec une réflexion plus globale, qui dépassent nos frontières : nous sommes attentifs à voir quelles répercussions nos actions menées ici, peuvent avoir ailleurs… . Le monde ne changera pas sans nous et c’est plein d’idées, de dynamisme et d’enthousiasme que nous nous retroussons les manches pour contribuer au développement des territoires ruraux et à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire où chacun a sa place. II. Etat des lieux Notre région se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, avec comme caractéristiques principales, qui pèsent sur son avenir, une démographie hésitante, et une économie qui reste fragile. Il faut rester vigilant quant à la situation démographique. Ces dernières années, le solde migratoire était stable, et la Lorraine a cessé de perdre des habitants (alors que c’était le cas de 1975 à 1990). Faire en sorte que des jeunes ménages habitent la région est un enjeu important pour l’avenir, en terme de dynamisme. La Lorraine reste une région jeune, malgré un solde migratoire négatif (5000 jeunes qui partent pour 3000 qui arrivent), et un des enjeux est de fidéliser ce potentiel de jeunesse. Par ailleurs, la situation de l’emploi est toujours préoccupante : même si le taux de chômage reste modéré, il a rattrapé ces dernières années la moyenne nationale. L’emploi frontalier, en progression, (il représente 7,7% de la population active) vient « sauver » la région, mais la lorraine a du mal à prendre en mains son propre développement. L’emploi des jeunes est préoccupant : il existe un déficit considérable de l’offre d’emploi en direction de la jeunesse, et le taux de chômage des moins de 25 ans a augmenté. Il existe une fracture au niveau territorial, avec un « sillon mosellan » (axe Thionville Nancy) très dynamique et de grosses difficultés au niveau de ce que certains appellent le « croissant aride » (Meuse et Vosges), qui cumule les problèmes : chômage, pauvreté… . Au niveau de la formation, la région est marquée par un fort taux de formations professionnelles (CAP, BEP, Bac pro) ; il existe une tradition forte en matière d’apprentissage. L’accès à l’enseignement supérieur reste modéré : le taux de scolarisation des 20-24 ans est relativement faible et il a moins augmenté qu’au niveau national. Il faudrait se doter d’une ambition forte sur un projet de formation (initial, professionnel, supérieur, etc.). Nous souhaitons construire une région dynamique, où les jeunes puissent avoir les moyens de rester, une région attractive, une région solidaire, où il y ait une cohésion. Notre région doit prendre sa place dans l’Europe (« banane bleue »). La région peut retrouver un nouveau souffle si elle relève notamment les défis de la démographie, de l’emploi, de la formation. III. Nos priorités Au vu des réalités locales et de nos ambitions, il nous semble donc important d’agir sur :
1) Offrir la possibilité aux jeunes lorrains de devenir des citoyens- acteurs. Le MRJC est un mouvement d’éducation populaire, c’est pourquoi, nous souhaitons permettre aux jeunes de découvrir l’engagement, de devenir petit à petit des Hommes capables de comprendre ce qui les entoure et donc d’être porteurs, avec d’autres, de changements pour le Monde. On parle de crise de l’engagement, de fatalisme surtout de la part des jeunes mais, nous souhaitons montrer qu’il existe des jeunes, qui comme nous, se questionnent, s’expriment, agissent, sont vecteurs de changements et n’hésitent pas à prendre des risques avec d’autres. a) Permettre aux jeunes de « s’essayer » à l’engagement : Il nous semble important de nous ouvrir, de regarder le Monde, de le comprendre, de confronter nos opinions afin de développer un esprit critique et de vouloir agir autour de nous. Nous pensons que l’action collective est un moyen essentiel pour un jeune de grandir et de s’épanouir avec d’autres, c’est ainsi qu’il verra que par la dynamique de projet, il est possible de se faire entendre et de réaliser ce qui a priori peut paraître utopiste. Nous souhaitons accompagner les jeunes ruraux dans leur ouverture sur le Monde en leur offrant un cadre sécurisé où prendre des responsabilités (dans des projets comme dans la place publique). C’est au travers diverses actions, du local à l’international que nous voulons permettre aux jeunes de trouver leurs places sur leurs territoires. Nous sommes convaincus qu’à plusieurs, à tout âge, par l’action, peu importe son ampleur, on peut changer le Monde ! b) Permettre aux jeunes ruraux d’être acteurs de société : Il est important de rappeler que le MRJC n’est selon nous qu’une étape dans un parcours d’engagement. Nous souhaitons donner aux jeunes le goût de la prise de responsabilité et les amener à porter leurs idées, leurs propositions dans d’autres lieux qu’au MRJC. Nous, jeunes, sommes l’avenir des territoires ruraux, nous avons donc notre place au sein d’institutions comme les associations, les syndicats, les collectivités territoriales… Nous voulons donc, avec d’autres, agir sur le Monde qui nous entoure, pour le bien commun. Le MRJC, doit susciter l’envie chez les jeunes de devenir des élus, des hommes et des femmes faisant des choix de vie, des porteurs de projets de développement, des maillons de l’engagement !!! Le MRJC est donc un tremplin, l’occasion pour chacun de devenir responsable, acteur et citoyen pour une société plus juste ! 2) Pour des territoires ruraux attractifs, accueillants et dynamiques a) Semer des graines de projets, de créations et reprises d’activités école en rural La présence d’un tissu économique dynamique et créateur d’emploi est un des facteurs importants qui contribue à rendre un territoire attractif. Or nous avons vu dans la partie diagnostic que la situation de l’emploi est problématique en Lorraine.
Au MRJC Lorraine, nous souhaitons travailler sur la création d’emploi, parce qu’il nous apparaît primordial de pouvoir répondre aux difficultés de chômage, par une réponse qui soit durable et qui n’enferme pas une catégorie de personnes : le chômage concerne en effet, toute une société qui doit se mobiliser pour que chacun puisse trouver une place équitable.
Dans cette idée, il nous paraît également intéressant de travailler la question de la reprise d’activités : de nombreux artisans et chefs d’entreprises vont partir en retraite dans les prochaines années, et il existe un enjeu important à ce qu’ils trouvent des repreneurs.
Par ailleurs, nous faisons le choix d’inscrire nos actions dans la promotion d’une économie plus juste et solidaire : il ne s’agit pas de créer n’importe quels emplois, mais bien des emplois dans lesquels la dignité de l’homme soit respectée, des emplois allant dans le sens d’un développement plus durable des territoires.
C’est avec d’autres acteurs de l’emploi et de l’E.S.S. en Lorraine que nous voulons agir : missions locales, communautés de communes, boutiques de gestion, CAPEMM…
Le travail en réseau, en partenariat, est pour nous indispensable pour mener des projets d’envergure pertinents.
Cette priorité peut se décliner en différents axes :
b) L’Ecole comme carrefour des savoirs, de la citoyenneté et de l’insertion sur un territoire. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour transformer le monde » Nelson Mandela Orientation scolaire, réorientation, désorientation des jeunes, cadres surdiplômés, Ecole sanctuaire…trop souvent, l’Ecole est regardée comme un vase clos. Mutations profondes, nouvelles technologies, globalisation de l’économie, individualisme grandissant, organisation démocratique questionnée, jamais autant qu’aujourd’hui, le défi de l’éducation n’a semblé aussi évident et primordial. Permettre à chacun de comprendre le monde, son histoire, ses interactions politiques, économiques et sociales…permettre à chacun d’avoir accès aux connaissances nécessaires à une insertion socio-économique. L’Ecole est un lieu essentiel de l’apprentissage, de la mixité sociale et de la construction de soi. Pour assumer toute sa place dans la société, le MRJC souhaite que l’Ecole fasse vivre trois missions à l’ensemble de ses acteurs : transmission des savoirs et de la culture, éducation citoyenne incarnée sur les territoires de vie, intégration dans le monde du travail. Il appartient au MRJC de redonner un sens aux missions de l’Ecole et de leur permettre de trouver une dimension notamment en milieu rural. (1) Favoriser la coopération entre acteurs éducatifs. L’Ecole est un véritable carrefour de savoirs où s’entremêlent transmission des savoirs, apprentissage de la citoyenneté et tremplin à l’insertion. Pour fonctionner ces missions ont besoin de l’apport et de la contribution de l’ensemble des acteurs éducatifs. Ainsi il nous apparaît important que l’Ecole soit lieu d’intégration et de coopération de l’ensemble des acteurs d’un territoire L’Ecole n’est pas que le souci des enseignants. Pour fonctionner, elle a besoin des initiatives des parents, du soutien des élus et de l’investissement de l’ensemble des acteurs éducatifs. Permettre à l’ensemble des acteurs de travailler sur les problématiques de l’Ecole, doit leur éviter de fonctionner uniquement sur leur propre représentation du système éducatif. Il s’agit de voir comment peuvent s’articuler les missions nationales de ce service public, ses enjeux pour la société et les réalités et responsabilités locales des territoires. Ainsi le MRJC doit favoriser le dialogue et la formation de l’ensemble des acteurs éducatifs (parents, élus,…) en réaffirmant les missions de l’Ecole, en les partageant sur un territoire. (2) L’Ecole doit s’ouvrir sur son territoire. Le nombre d’écoles diminue dans les zones rurales, les fermetures de classes deviennent importantes, pour beaucoup un village sans école est un village mort, pour palier à ces différents constats, il est important de donner une dimension autre à l’Ecole ! L’ouverture de l’Ecole au territoire sur lequel elle s’inscrit est obligatoire, (par le biais de la médiathèque…l’accès à Internet…). L’Ecole ne doit pas fonctionner en vase clos ; elle doit non seulement être un acteur à part entière du territoire sur lequel elle est implantée, mais également être un lieu de rencontres, de débats entre élèves et les différents acteurs vivants sur un territoire. Pour remplir ses missions, l’Ecole doit s’appuyer sur les potentiels qui existent sur son milieu de vie : apprentissage de la citoyenneté avec le maire et l’ensemble des élus, transmission des savoirs avec des retraités qui ont connu la guerre, des géologues qui étudient les sols…développement de l’insertion socio-économique en partenariat avec le tissu économique existant… Cette ouverture de l’Ecole doit permettre de lui donner une visée pour le territoire et de définir un projet éducatif avec l’ensemble des acteurs. (3) Repenser le schéma de formation des élèves et des citoyens. Nous avons parlé précédemment de l’ouverture de l’Ecole sur son territoire, de la coopération entre l’ensemble des acteurs éducatifs, cela, pour permettre à l’Ecole de trouver sa place sur son milieu d’implantation. Nous parlons beaucoup également ces derniers temps des problématiques d’orientations scolaires, de cadres surdiplômés, etc. des nouveaux défis s’offrent à l’Ecole ! Un nouveau cap à relever peut être proposé, il est indispensable d’intégrer dans ses missions l’éducation et la formation tout au long de la vie. Comment permettre à l’ensemble de la population d’un milieu de continuer à se former, découvrir le monde, l’analyser ? Tout ne doit pas forcément être appris à l’Ecole. Pourquoi ne pas envisager une autre répartition du "capital temps formation" propre à chaque citoyen afin de permettre des interruptions dans la scolarité (engagement associatif, voyage humanitaire…) et favoriser tout au long de sa vie des retours à la formation. De plus, l’Ecole pourrait en partenariat avec les associations, les collectivités locales, les entreprises, instaurer des cycles de formation accessibles à tous les habitants d’un territoire qui serait plus large que la simple formation continue professionnelle (formation linguistique, artistique, exercice de la citoyenneté…). Le MRJC en partenariat avec d’autres associations et les collectivités locales doit favoriser ce genre d’initiatives et promouvoir l’éducation tout au long de la vie (diagnostic, publication…) c) Permettre le développement d’une agriculture durable qui prenne en compte les besoins de la société. « Nous n’héritons pas de la Terre, nous l’empruntons à nos enfants » Léopold Sedar Senghor L’agriculture permet de nous nourrir, elle façonne les paysages… L’agriculture constitue un secteur incontournable en terme de questions des espaces naturels territoriaux, d’intervention sur le vivant et de réponse à des besoins fondamentaux comme nourrir les Hommes. Néanmoins les besoins de la société changent, en 1960 l’objectif principal était de nourrir la planète, aujourd’hui, l’ensemble de la planète est autosuffisante, encore faut-il donner aux Hommes le droit de développer leur propre production et se nourrir ! Avec une diminution chaque année du nombre d’installations agricoles, avec une population active devenue minoritaire, l’agriculture doit réinventer sa place dans la société, sortir des seules logiques libérales et fédérer un ensemble d’attentes sociales. (1) L’agriculture, un pilier du milieu rural Enjeux économiques des multinationales, des industries agro-alimentaires et autres entreprises de distribution sont des préoccupations auxquelles est subordonnée actuellement l’agriculture ; face aux diminutions du nombre d’installations, à l’image donnée aux agriculteurs, l’activité agricole ne peut plus se résumer à de simples biens et services, une simple logique de marché dans lequel les échanges seront toujours dans le sens du plus offrant, du plus riche. Il est important de revaloriser le métier d’agriculteur, le fruit de son travail, de comprendre son rôle dans la société, de revaloriser la production agricole en terme d’alimentation saine et de qualité (les produits des supermarchés que l’on achète en 1 seconde sont la récolte d’une année de travail) L’agriculture peut devenir une dimension clef dans une logique de développement rural. Il est urgent de réhabiliter la diversité des pratiques agricoles, des produits, de leurs liens forts avec le territoire, ses habitants, pour favoriser la promotion d’un milieu (agricole) et répondre à l’intérêt général (ceux de la société) Ainsi, pour redonner une image à l’agriculture, il est important de revaloriser l’agriculture paysanne, de favoriser la mise en place de circuits courts (redonner vie aux petites exploitations et favoriser la diversification au niveau de l’agriculture). Le MRJC doit permettre de créer du débat entre les attentes de la société et le monde agricole, doit permettre de faire connaître le métier d’agriculteur (organisation de visites à la ferme…sensibilisation à la bonne bouffe, favoriser la coopération entre commerçants et agriculteurs d’un même territoire…) (2) Favoriser le développement des filières énergétiques. Nous sommes actuellement enclin à une crise pétrolière (augmentation du prix des carburants, des combustibles…) L’agriculture peut et doit faire face à cette crise en répondant à de nouveaux besoins, les énergies renouvelables : biocarburants, céréales servant de combustibles, bois… Pour cela, il convient de sensibiliser la population à ces types d’alternatives et au développent durable : créer du débat entre agriculture et société, jouer un rôle de lobbying face aux politiques pour que des réglementations émanent assez rapidement en terme d’utilisation et de tarification de ces énergies… (3) Conscientiser à la souveraineté alimentaire. On parle trop souvent de famine due à la pauvreté ou aux conditions climatiques, on oublie trop souvent l’arme politique qu’il existe derrière cette tragédie. Ainsi il nous faut permettre d’agir ici et là-bas : parce que chaque homme a droit à l’alimentation, parce que 800 millions de personnes meurent encore de faim, il nous appartient de changer les règles du commerce international, en favorisant la production de culture du sud et leur exportation à des prix décents dans le nord. La souveraineté alimentaire est un droit, le droit de se nourrir et de produire ses propres cultures et de récolter les fruits obtenus… Nous devons conscientiser les consommateurs au commerce équitable et créer du lobbying pour changer les règles du jeu du commerce international. d) Animation du vivre ensemble D’après une recherche sur l’intégration socio économique des jeunes (déc. 2004), l’animation du vivre ensemble est un élément important qui participe à l’insertion des jeunes. De plus, nos différentes expériences nous amènent à penser qu’il s’agit d’un facteur qui contribue à rendre un territoire attractif, accueillant et dynamique. Au MRJC Lorraine, nous souhaitons donc mener des actions qui amènent à un meilleur vivre ensemble sur nos territoires. Nous voulons impulser/nous inscrire dans des évènements culturels/projets/loisirs qui créent du lien social, amènent les habitants à se côtoyer et à s’ouvrir les uns aux autres… Ces évènements sont la vie du territoire, et sans eux, les villages ne seraient que des dortoirs, des lieux de travail ou de promenade… |
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